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Sur la route d'Indianapolis (Sébastien Gendron)

note: 4Roman d'aventure Smart - 24 novembre 2017

Voici un livre qu'on ne le lâche pas de la première à la dernière page. [...]

Trois jours et une vie (Pierre Lemaitre)

note: 4Le secret d'Antoine Natha - 14 novembre 2017

J’adore me laisser porter par l’écriture de Pierre Lemaitre… Dans ce roman à suspense au [...]

Le nouvel égoïsme territorial (Laurent Davezies)

note: 3 JFP - 7 novembre 2017

Le constat n’est pas surprenant. Il n’en est pas moins inquiétant : en Europe, la [...]

Ourse & Lapin
Drôle de rencontre (Julian Gough)

note: 4Série à découvrir à partir de 7 ans Smart - 31 octobre 2017

Ce premier tome des aventures d’« Ourse et Lapin » se dévore. On assiste à [...]

Boite critiques

 

Sur la route d'Indianapolis (Sébastien Gendron)

note: 4Roman d'aventure Smart - 24 novembre 2017

Voici un livre qu'on ne le lâche pas de la première à la dernière page. L'aventure de Lilian sur la route d'Indianapolis est réjouissante. Et comme Sébastien Gendron a tout l'air du perfectionniste, l'ouvrage est ponctué d'anecdotes et de petits points d'histoire.
Courses-poursuites, kidnapping mais aussi belles rencontres et expériences incroyables ponctueront le voyage de notre frenchy courageux.

Trois jours et une vie (Pierre Lemaitre)

note: 4Le secret d'Antoine Natha - 14 novembre 2017

J’adore me laisser porter par l’écriture de Pierre Lemaitre… Dans ce roman à suspense au rythme lent, l’auteur excelle dans la description des mœurs provinciales.
On pourra trouver ce roman très différent d’« Au revoir là-haut », et peut-être un peu moins accrocheur. « Trois jours et une vie » a été écrit bien avant le Goncourt 2013 et cela laissait présager le meilleur…

Le nouvel égoïsme territorial (Laurent Davezies)

note: 3 JFP - 7 novembre 2017

Le constat n’est pas surprenant. Il n’en est pas moins inquiétant : en Europe, la majorité des revendications d’indépendance émane de régions riches. Jusqu’aux années 1980, à, l’intérieur d’un même pays, les territoires les plus aisés aidaient les voisins qui l’étaient moins, non sans intérêt. C’est moins le cas aujourd’hui, la mondialisation des échanges ayant changé la donne. Cette mise à mal du modèle occidental de cohésion territoriale, l’économiste Laurent Davezies la déplore. Et il voit d’un très mauvais œil la multiplication de petits Etats : elle rendrait les pouvoirs publics plus vulnérables face aux grands intérêts marchands privés et compliquerait l’aboutissement d’accords internationaux sur des questions aussi cruciales que l’environnement, la sécurité, les épidémies ou la lutte contre les organisations mafieuses. Défenseur d’un système redistributif, Davezies plaide pour une vraie solidarité à l’échelle européenne. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit d’ « éviter que des territoires, qui ne sont pas ennemis, le deviennent un jour ». Une analyse utile à lire pour comprendre ce qui se joue en Espagne où la Catalogne, citée à plusieurs reprises, tente de faire cavalier seul.

Ourse & Lapin
Drôle de rencontre (Julian Gough)

note: 4Série à découvrir à partir de 7 ans Smart - 31 octobre 2017

Ce premier tome des aventures d’« Ourse et Lapin » se dévore. On assiste à la naissance d’une belle histoire d'amitié. Le récit est parsemé de touches d'humour, quant aux illustrations, elles mettent bien en valeur la complicité des deux personnages. Nul doute que les jeunes lecteurs auront hâte de découvrir le tome suivant.

Le fils de l'Ursari (Xavier-Laurent Petit)

note: 4Prix sorcières 2017, romans ados Smart - 30 octobre 2017

L’écriture de Xavier-Laurent Petit, toute en nuances et émotions nous transporte dans ce roman où l’on passe du rire aux larmes, de la tradition ancestrale, à la dure et cruelle réalité de la pauvreté et du trafic d’êtres humains en France.
« Le fils de l’Ursari » est à la fois un roman d’aventures, de société et une quête existentielle. Il s’agit pour Ciprian d’affronter des épreuves qui le font grandir. À travers ce tumultueux parcours, nous sommes amenés à regarder notre société avec un œil critique tout en gardant une vive lueur d’espoir. On se plaît à croire que les madames Baleine et les messieurs Énormes fleurissent par milliers dans le jardin du Luxembourg et ailleurs.
Un roman bouleversant et éclatant.
A découvrir du même auteur « Be safe », « Maestro », « Mon petit cœur imbécile »...

Nier Automata (Square Enix)

note: 5L'amour à la machine G. Abitbol - 25 octobre 2017

Voici certainement l'un des jeux qui aura marqué le plus l'année 2017. Suite de Nier, sorti en 2010 sur PS3 et Xbox 360, cet Action RPG vous propose d'incarner 2B, une androïde chargée de nettoyer la Terre de l'occupation de machines impitoyables, ayant obligé l'Humanité à se réfugier sur la Lune. Vous voilà donc plongé dans un univers froid et en ruine, où vous ne pourrez compter que sur vos armes, vos "puces de fonctionnalités" (permettant d'optimiser vos compétences, comme dans tout bon RPG), et vos pods, petits robots vous épaulant dans vos missions. Au-delà de ce scénario assez classique, ce qui marque avec Nier Automata est le soin apporté à l'univers dans lequel vous allez évoluer (et cela, pour une bonne 50aine d'heures de jeu) : les musiques sont splendides, les paysages variés et immersifs, le gameplay fluide et pas trop répétitif. Sachez également que pour découvrir l'histoire complète, il vous faudra finir le jeu plusieurs fois, avec différents personnages (vous aurez alors accès à d'autres missions, et le scénario prendra alors tout son sens : il est donc fortement conseillé de ne pas s'arrêter au premier générique de fin !). La quintessence du jeu Made in Japan.

Soie (Alessandro Baricco)

note: 3Lettres japonaises Natha - 24 octobre 2017

Récit d’un envoutement amoureux, « Soie » est parsemé de mystères, de silences et de non-dits.
De ces éléments, le roman tire sa profondeur et sa beauté. Une lecture rapide et facile.

De plus belle (Anne-Gaëlle Daval)

note: 4Petit film pour Grand rôle BenM - 23 octobre 2017

Alors qu'elle guérit d'un cancer, Lucie, mal dans sa peau, rencontre Clovis, et Dalila aussi...Lucie sort d'un cancer, mais Lucie s’émancipe enfin! Alors qu'on a l'habitude de la voir dans un registre comique, voila qu'ici Florence Foresti prend une nouvelle facette, plus vulnérable et incertaine, et cela fait un bien fou! Les fans seront probablement ravis de découvrir que Madame Foresti a plus d'un tour dans son sac, et les autres aussi. Le film, quand à lui, ne tombe jamais dans la mièvrerie, ne laissant ainsi qu'une belle fable sur une femme d'aujourd'hui. Ici, une femme qui danse, qui aime, qui vit ...

Tout est magnifique (Jacques)

note: 4 G. Abitbol - 17 octobre 2017

Jacques est un phénomène, investi de deux missions qui semblent pourtant impossibles : remettre à la mode la coiffure dite "à la Gérard Jugnot", et plus facile, faire des objets du quotidien une intarissable banque de sons à mettre en musique. Avec une philosophie propre à la musique concrète, Jacques est pourtant plus une sorte de dadaïste dans sa manière de composer : lunaires, excentriques et plutôt drôles, ses cadavres exquis instrumentaux, dont les sources sonores sont indiquées en notes de livret (presque un poème surréaliste en soi), restent étonnamment dansants. En un mot : ça fonctionne ! Reste le morceau "Dans la radio", plus pop, sorte de rencontre entre Katerine et Tekilatex, qui convainc un poil plus difficilement, bien qu'il constitue la conclusion parfaite à un album dont le maître mot reste : surprenant.

J'arrête la pilule (Sabrina Debusquat)

note: 4Et si arrêter la pilule était un vrai acte féministe ? Ophélie - 14 octobre 2017

A l'heure très polémique où les féministes plus âgées s'en prennent aux plus jeunes qui veulent arrêter la pilule, le livre de Sabrina Debusquat lève les tabous sur les souffrances physiques et psychiques subies par les femmes depuis sa mise en circulation.
Féministe la pilule ? Pas si sûr que cela, il suffit de se pencher sur l'histoire de ce petit cachet et l'on découvre que le féminisme n'est pas tout fait à l'origine de cette "révolution". Que penser de Margaret Sanger pionnière féministe qui a orchestré le développement de la pilule et qui s'est rapprochée des mouvements eugénistes dans les années 1910 ? Que penser de la "neutralité" de la FDA (food and drug administration) qui l'autorise alors que les études montrent la dangerosité de la pilule ?
L'auteur n'invite pas tant à arrêter la pilule qu'à prendre conscience des risques liés à sa prise quotidienne. Tout comme chaque personne qui boit et/ou fume est conscient du risque lié à ces consommations. En étant informée des risques, en prenant en compte son mode de vie, chaque femme est invitée à s'interroger sur sa relation à la contraception et à se rendre compte que celle qu'elle prend n'est pas forcément la plus appropriée.
Se rendre compte que la pilule est un puissant perturbateur endocrinien et avoir l'avis d'un homme de médecine tel que celui-ci : "Si j'étais une femme, sachant ce que je sais de la physiologie féminine, vous me paieriez cher pour me faire avaler la pilule" Dr Pierre Simon, gynécologue et endocrinologue – cofondateur du planning familial, donne sérieusement à réfléchir sur les dangers de cette dernière.
La révolution contraceptive doit continuer...
L'auteur finit en listant tous les moyens de contraceptions existants du plus efficace au moins efficace. A vous de trouver votre contraception idéale !

Comment je me suis débarrassé de ma mère (Gilles Abier)

note: 4Que me chante ma maman ? Natha - 12 octobre 2017

Nouvelles sans concessions sur la relation mère-enfant (plus précisément mère-ado), sujet parfois épineux. Les portraits sont cinglants : mères possessives, abusives, manipulatrices… qui exaspèrent leurs enfants jusqu’au point de non-retour. En réaction, ils se montreront impitoyables.
Ce recueil peut se lire comme un roman. Les 4 premières nouvelles correspondent à 4 personnages différents, et la dernière les rassemble tous, dans un final surprenant.
Lecture parfois dérangeante mais réaliste. L’auteur, Gilles Abier, n’a pas pour habitude de nous caresser dans le sens du poil.

L'âme du monde (Frédéric Lenoir)

note: 5Juste énorme Fanny - 8 octobre 2017

C'est l'un des meilleurs livre que j'ai eu l'occasion de lire. Une véritable révélation sur le secret du "vivre ensemble" et surtout sur celui du bonheur

Le camp des autres (Thomas Vinau)

note: 5 JFP - 6 octobre 2017

Notre rencontre avec Gaspard est abrupte et l’empathie à son égard immédiate. On ne le lâche plus, suivant chaque phase de son initiation, ressentant le froid, la peur, le danger, découvrant l’usage des plantes médicinales, la lecture, la liberté de mouvement. Comme lui, on embarque avec ceux qui ne sont pas dans la norme, qui vivent à la marge par choix ou parce qu’une faute passée les a définitivement mis au ban. L’immersion à leurs côtés, sensorielle, totale, est parfois éprouvante – lecteurs délicats allergiques à la ronce, à l’humus, au sang, aux viscères, à la sueur, à la crasse, à la foudre et aux rampants, passez votre chemin ! L’histoire se déroule dans la France du tout début du 20e siècle mais, comme le confirme l’auteur dans sa superbe postface, elle fait écho au parcours de tous les vagabonds et réfugiés d’aujourd’hui. C’est sans doute pourquoi, à l’image de la forêt qui procure autant de réconfort que d’effroi, ce texte brillant est susceptible de provoquer un effet d’inconfort. Comme une morsure faite dans nos vies aseptisées, une entaille dans nos schémas de pensée de sédentaires petits bourgeois.

Ma reine (Jean-Baptiste Andrea)

note: 3MA reine GLF - 4 octobre 2017

Le narrateur, un jeune garçon au seuil de l'adolescence, un peu attardé mental, fugue de la maison familiale, à travers les collines de Provence,pour "faire la guerre" pense-t-il et ainsi montrer qu'il peut devenir un homme. Dans cette nature si belle, il rencontrera une jeune-fille Viviane au nom de fée puis un berger mutique qui évoque une figure d'ogre...Univers proche du conte, roman d'apprentissage, ode à la nature, cruauté d'un monde qui rejette ceux qui sont différents, voilà les thèmes qui constituent ce joli premier roman. Toutefois, cela n'a rien de très original : ce récit à hauteur de narrateur candide n'est pas franchement nouveau. Et on peut être gêné par des incohérences entre ce narrateur présenté comme un peu innocent et la qualité indéniable de l'écriture poétique du récit.

Le dimanche des mères (Graham Swift)

note: 4Huit clos sensuel, lent et dense... Aline - 3 octobre 2017

Un huit clos, sensuel, lent et dense. En 1924, Le dimanche des mères … celui que les nobles accordent à leur personnel pour qu’il puisse passer un moment en famille. L’occasion pour la jeune femme de chambre orpheline de retrouver une dernière fois son amant avant qu’il ne se marie, de déambuler seule après son départ à une place qui n’est pas la sienne. La journée se passe lentement jusqu’au coup de téléphone qui fait tout basculer. Sujet original et belle écriture.

Le tour du monde du roi Zibeline (Jean-Christophe Rufin)

note: 4Entre conte philosophique et récit d'aventure Aline - 3 octobre 2017

Entre roman historique, roman d’amour et roman d’aventure, on est emportés par l’histoire de ce jeune noble élevé par un précepteur érudit, amoureux de Voltaire et de Casanova, qui part d’Europe centrale, se retrouve prisonnier en Sibérie et amoureux de la belle Aphanasie, poursuit son périple vers la Chine et découvre Madagascar.
Chaque chapitre est écrit alternativement avec la sensibilité des deux protagonistes, rendant le récit encore plus captivant ! Un très bon moment !

Crook songs (Oncle Strongle)

note: 4New Orleans not dead G. Abitbol - 3 octobre 2017

Le long de la Garonne, un son étrange de clarinette résonne à travers la ville… vient la rejoindre une contrebasse, des cuivres, puis un banjo. Le temps d'un instant, de Bordeaux à la ville rose, l'eau prend une teinte bourbon et l'air empeste le cigare bon marché, pendant qu'on tape le carton le bord des trottoirs. Les responsables ? Oncle Strongle, le meilleur groupe de "Garage swing" de l'Hexagone ! Il en faut peu pour être heureux...

Vilain monstre ! (Raphaël Fejtö)

note: 4Un album plein d’humour Smart - 29 septembre 2017

Ce tout-carton, à la frontière entre l'album est la BD, illustre avec humour et fraîcheur le fameux adage : « tel est pris qui croyait prendre ! »
Nul doute que « Vilain monstre » fera rire et que la chute déclenchera le fameux « encore ».

Maurice et Léopold (Vanya Nastanlieva)

note: 4Album pour les petits Smart - 28 septembre 2017

Un livre sur l'amitié en toute simplicité, ce petit rat et ce gros ours mal léché forment un joli couple qui n'est pas sans rappeler les relations frères et sœurs. Le jeu d'imitation qui se joue entre eux est d'ailleurs assez caractéristique.
Cet album est un concentré de tendresse et ravira les petits et les grands !

We're mad ! (The Toy Dolls)

note: 4Livin' la vida loca G. Abitbol - 27 septembre 2017

Génial, un disque des Toy Dolls à la médiathèque ! Chainon manquant entre les Monty Python, NOFX et le Dr Emmett Brown, voici les punk les plus potaches du royaume britannique. Une anthologie qui vous donne une bonne excuse pour re-chanter (faux) "Idle gossip" ou "She goes to Finos" lors de vos champêtres ballades en famille du dimanche, sous les yeux effarés (côté passager) de votre femme, évidemment.

L'expérience (Christophe Bataille)

note: 3Atomique Natha - 26 septembre 2017

Pour avoir commis une faute lors d’un défilé militaire, un jeune soldat est choisi pour servir de cobaye humain lors d’essais nucléaires, en étant exposé directement aux radiations.
Ce court récit intense est une véritable expérience. L’écriture est ciselée, incisive, elle donne à ce roman une atmosphère cauchemardesque.

Big little lies (David E. Kelley)

note: 5Un casting 5 étoiles pour une mini-série rare BenM - 26 septembre 2017

Une petite ville paisible. Des villas somptueuses. Une nouvelle arrivante. Des secrets. Un meurtre. Qui a dit Desperate Housewives?? Attention, ici, bien que l'on peut retrouver à travers certaines protagonistes, les traits de certaines femmes aux foyers que l'on connait tant, la série en est plutôt éloignée. Dans Big Little Lies, la curiosité du téléspectateur est titillée à chaque épisode par cette intrigue simple: qui est la victime dont on nous parle depuis le début? C'est au travers des vies de 5 femmes bien différentes (n'ayant rien à envier aux desperate) que l'on découvrira petit à petit le fin mot de l'histoire. Jean-Marc Vallée (CRAZY, Wild, Café de Florre ou encore Dallas Buyers Club) nous livre ici sa vision d'une Amérique lisse et somptueuse mais bourrée de vices, bien cachés sous la surface de ces destins aux apparences si parfaites ...

Nécrologie (Paul Cleave)

note: 3Se laisse lire Fanny - 25 septembre 2017

Ce n'est pas le meilleur polar que j'ai eu l'occasion de lire, beaucoup de longueur, un scénario parfois tiré par les cheveux...
Cependant L'auteur a un bon style d'écriture et le roman se laisse lire malgré tout

Orfeo chaman (Christina Pluhar)

note: 5Baroque contemporain G. Abitbol - 20 septembre 2017

Christina Pluhar est une habituée des projets inclassables. L'autrichienne (mais française d'adoption : elle réside à Paris) s'est imposée depuis plus de 15 ans comme une vraie spécialiste de la musique ancienne. Pourtant pas de doute : elle prend un malin plaisir à dépoussiérer la musique classique ! Né à l'occasion d'un spectacle à Bogota donné en 2014, cet opéra moderne revisite le mythe d'Orphée en mariant musique baroque et répertoire sud-américain. Un programme enchanteur, tant le chant du jeune argentin Nahuel Pennisi, bluffant de justesse et d'émotion, se conjugue bien avec le jeu de l'ensemble de l'Arpegiatta (qui pour le coup, n'a plus grand chose à prouver en terme d'excellence). Très beau disque !

Encore vivant (Pierre Souchon)

note: 5Encore vivant ! Ophélie - 19 septembre 2017

Il y a des livres dont on ne ressort pas tout à fait indemne. Voilà un texte vivant, vibrant, riche, écorché. Une plongée au cœur de la maladie mentale, de l’hôpital psychiatrique public… mais pas que. C’est un texte empreint d’idéologie, d’humanité, de recherche de compréhension du monde qui nous entoure. La recherche de l’humanité coûte que coûte même chez les nantis pourris. Un texte qui puise dans les figures de l’enfance qui se déconstruisent au fur et à mesure. Et puis, le rapport à la nature très présent. Un hymne à la vie qui ne sombre jamais dans le pathétique. Simple et vrai. Le lecteur est pris dans la spirale de la bipolarité, ses alternances d’humeurs : de l’infiniment haut à l’infiniment bas.

Sabador (Africando)

note: 5Dakar-New York-La Havane DDO - 19 septembre 2017

Au début des années 90, Ibrahim Sylla , producteur africain et découvreur de quelques-uns des plus grands talents de la musique ouest africaine, décide de revenir à ses premiers amours.
Car, dès les années 50, Cuba veut faire la révolution en Afrique (Le Che et Fidel y feront plusieurs allers-retours). Les liens entre le continent et l’île se resserrant, les artistes cubains inondent alors de leurs 45 tours le continent noir, comme un retour aux origines pour cette musique qui a gardé et revendique son africanité.
Les disques du Trio Matamoros et Guillermo Portabales côtoient alors les artistes country( ??) et plus tard, la vague yéyé.
Les artistes africains affectionnent particulièrement ses sonorités métissées aux confluents de l’Europe, de l’Amérique et de l’Afrique.
Nombre de groupes se forment avec des succès quasi-immédiats. La rumba congolaise vit alors ses années de gloire
- C’est en souvenir de cette époque « bénie » qui voit l’indépendance de plusieurs colonies (écoutez le titre "indépendance chacha" de Grand Kalle) qu’Ibrahim Sylla réunit en 1993, certains grands chanteurs de cette époque mais aussi des talents contemporains détenant le même amour pour cette culture afro-caribéenne.
Le groupe Africando naît alors et sans surprises, de Paris à Dakar en passant par New York, les pistes de danse brûlent aux sons des voix suaves de Medoune Diallo ou rocailleuse de Pape Seck.
Le talent d’Ibrahim Sylla est d’avoir permis aux plus talentueux musiciens cubains et sud-américains d’accompagner ces crooners de plusieurs générations. Le terme de musique afro-cubaine prend alors tout son sens.
On trouve aisément son bonheur dans cet opus, entre les reprises de standards cubains (La Bamba, Moliendo Cafe) et des titres issus du répertoire d’illustres formations africaines (Xale Bile, boléro chanté en wolof et sublimé par Medoune Diallo).

Melodrama (Lorde)

note: 4Un retour plus mature BenM - 13 septembre 2017

Alors qu'on l'avait découverte en pleine adolescence, revoici Lorde, plus mature qu'elle n'y parait. En effet, entourée de Jack Antonoff, la jeune femme s'affirme ici avec un album une nouvelle fois bourrée d'énergie, mais remplit de mélancolie (ou mélodrama). Avec des titres fort comme Green Light, Homemade Dynamite ou encore Perfect Places, la chanteuse s'affirme une nouvelle fois avec un album qui fera revivre à plus une quelque nostalgie perdue ...

Ma mère, le crabe et moi (Anne Percin)

note: 4Roman d'apprentissage Smart - 12 septembre 2017

Tania nous fait partager sa vie au quotidien, ses amies, les garçons, le collège mais surtout le cancer de sa mère, de l'annonce du résultat au traitement lourd en passant par l'opération.
Anne Percin traite ce sujet délicat sans être larmoyante. Bien au contraire, une certaine joie de vivre et un humour mordant habitent ce roman.
Le style direct et familier de Tania donne du souffle à ce récit, allège quelque peu le propos sans pour autant le dédramatiser. L'auteur fait la part belle à cette relation entre la mère et la fille.
Un roman touchant et intelligent, à la fois drôle et émouvant.

Le nouveau (Rudi Rosenberg)

note: 4L'âge ingrat Natha - 8 septembre 2017

Être « le nouveau » dans un collège, c’est l’horreur. S’intégrer ? Se faire de nouveaux amis ?
Entre les beaux gosses attardés aux rires de hyènes et les têtes d’ampoules aux rituels un peu bizarres, Benoît va devoir s’adapter.
Heureusement, il peut compter sur les conseils hautement avisés de son tonton, squatteur de canapé de compétition, incarné par Max Boublil.
Une comédie pleine de tendresse à regarder avec ses pré-ados et ados (de 10 à 14 ans).

VIP (Laurent Chalumeau)

note: 4VIP GLF - 5 septembre 2017

En planque face à l'appartement d'une starlette, un paparazzo filme une scène incroyable...Le scoop est tellement énorme, qu'il cherche à se débarrasser des images.. Ce point de départ donne lieu à un polar haletant, qui nous plonge dans les milieux politico-médiatiques, bien égratignés par l'auteur. Et c'est réjouissant ! Une lecture franchement distrayante où tout s'emboîte parfaitement jusqu'à la fin.

L'affaire Lerouge (Émile Gaboriau)

note: 3 JFP - 31 août 2017

Pour beaucoup de critiques littéraires, le français Emile Gaboriau est l’un des principaux fondateurs du genre policier. Dans ce roman publié dans les années 1860, on trouve la plupart des ingrédients qui font la réussite d’un polar : des révélations fracassantes jalonnent l’intrigue, la psychologie de chaque protagoniste est fouillée et, mêlant intuition et déduction, les méthodes du père Tirauclair, enquêteur amateur au service de ce qui ne qui ne s’appelait pas encore le 36 quai des orfèvres mais la rue de Jérusalem, se révèlent redoutables. Mais c’est ailleurs que réside le charme de ce roman à énigme écrit sous le Second Empire. D’abord dans le portrait d’une France en transition où, heurtée par l’avènement de la bourgeoisie, une aristocratie nostalgique de l’Ancien régime s’efforce de garder la tête haute. Et puis surtout, la passion amoureuse, au coeur d’innombrables crimes depuis toujours, se manifeste ici avec une telle ardeur qu’il est difficile de rester insensible au sort de tous ces personnages que le désir pousse à des conduites inconsidérées. A la limite de la grandiloquence, surannés dans leur manière de s’exprimer, ils font de ce roman un délectable divertissement.

Lucky losers (Laurent Malot)

note: 4A ne pas manquer ! Smart - 26 août 2017

Laurent Malot nous offre un roman social enlevé, dynamique, drôle et touchant.
L’écriture est fluide, efficace, incisive par moments. L'auteur montre les limites d'un système basé sur le profit, qui enrichit les uns et ne cesse d'appauvrir les autres. Mais, entre ces mondes-là, des ponts sont possibles…
Un récit engagé qui se lit d'une traite.

This is Trojan (Desmond Dekker)

note: 5Made in Jamaica G. Abitbol - 26 août 2017

Fondé à la fin des années 1960 afin d'importer la musique jamaïcaine sur le territoire britannique, Trojan Records est un label emblématique, adulé par tous les amoureux de reggae et de ses ramifications. L'équivalent d'un label comme Stax pour la soul ou Chess Records pour le blues... Voici sans doute la compilation définitive pour redécouvrir des tubes incontournables comme "Israelites" de Desmond Dekker, "Return of Django" des Upsetters, "Rivers of Babylon" des Melodians, "Liquidator" d'Harry J All Stars... La crème de la crème !

Le garçon au sommet de la montagne (John Boyne)

note: 4Roman ado et adulte Smart - 18 août 2017

L’auteur montre la facilité avec laquelle on peut amener un enfant à adhérer à une idéologie raciste et antisémite. On assiste à la transformation du petit garçon innocent à l'adolescent monstrueux.
Aux côtés du Führer, le garçon orphelin se sent enfin considéré. Pierrot fera des choix qui le hanteront toute sa vie.
La fin de la guerre laisse place aux remords et aux cauchemars. Conscient de ses actes, il essaye par tous les moyens de se racheter.
Un roman fort, réaliste qui ne laisse pas indifférent.

Cigarettes et chocolat chaud (Sophie Reine)

note: 4Une comédie de famille, qui fait du bien! BenM - 17 août 2017

On connaissait Camille Cottin pour être la "Connasse" la plus connue de France, Gustave Kerven pour être ce journaliste un peu bizarre de Groland ou encore ce junky au grand coeur traînant "Dans la cour" . Avec ce film, on découvre Camille Cottin en Mary Poppins et Gustave Kerven en papa débordé par la vie. Entre rires et larmes, le film est une belle chronique de famille, bourré d'éclats de joie au milieu d'une situation pas facile (à voir dans la même veine : Encore Heureux de Benoit Graffin). Cigarettes et chocolat chaud ? Un menu assez particulier, pour un résultat plein de vie .

Je suis le tonnerre (Annabel Pitcher)

note: 3Roman ado adulte Smart - 16 août 2017

Dans « Je suis le tonnerre » les adultes ne sont pas parfaits, et quelquefois, ils n'adoptent pas la bonne attitude face à leur progéniture.
Les personnages de cette histoire sont attachants, agaçants aussi mais sincères et vrais.
Annabel Pitcher signe un roman réaliste qui aborde la question de la filiation et de la quête d’identité.

Croire au merveilleux (Christophe Ono-dit-Biot)

note: 1CROIRE AU MERVEILLEUX Mesmée - 7 août 2017

Très déçue par ce roman, la suite attendue de "PLONGER" qui était magnifique !
Même si nous voyageons, c'est rempli de clichés touristiques et de références à la mythologie grecque. C'est assez assommant, voire même ennuyeux, l'intrigue est floue. On a du mal à suivre César dans ses délires. Ecriture pédante et un peu "nian-nian". Rêve ou réalité ? Je n'ai pas accroché !


Colter Wall (Colter Wall)

note: 5Crazy heart G. Abitbol - 4 août 2017

Colter Wall a 21 ans. C'est son premier album. Il vient du Saskatchewan, pays de vastes plaines au beau milieu du Canada. Maintenant que vous avez cette information, il se peut que vous vérifiiez une nouvelle fois que vous avez bien introduit son CD dans votre platine... Le timbre de baryton du chanteur s'apparente en effet davantage à celui d'un vieux baroudeur du fin fond des Appalaches, et ses intonations caressantes semblent sortir du corps d'un homme ayant vécu plusieurs vies... On est loin du jeune premier propret du Grand Ole Opry comme les USA en sortent régulièrement. Passé cette surprise, on appréciera les textes de ce magnifique album, truffés d'histoires poignantes, contées avec brio. On saluera également le picking du guitariste, parfaitement maitrisé. Quelque part entre le honky tonk de voyou d'un Merle Haggard, l'épure et la délicatesse de la scène émergente du Greenwich Village (FIP le compare à Dave von Ronk. Un sacré compliment), voilà un musicien qui peut porter fièrement son Stetson !

L'homme que l'on prenait pour un autre (Joël Egloff)

note: 4Monsieur tout le monde Natha - 25 juillet 2017

Lassé d’être pris pour un autre, Pierre Simon, le héros solitaire de ce roman, va jouer le jeu et accepter toutes les identités qu’on lui prête : mari infidèle, pensionnaire de maison de retraite, présentateur météo, ancien taulard etc.
Et à force de n’être personne et tout le monde à la fois, il devra sévèrement s’embrouiller avec le facteur pour recevoir du courrier !
Ce sont les petits défis de la vie quotidienne dans toute sa banalité qui font vivre des situations improbables à ce touchant et à la fois exaspérant personnage.
L’histoire en elle-même est peut-être un peu moins accrocheuse que celle de « L’étourdissement ». Cependant, si vous aimez la patte de Joël Egloff, vous prendrez un grand plaisir avec ce livre dans lequel l’humour absurde règne en maître.

La vie secrète des arbres (Peter Wohlleben)

note: 3 JFP - 19 juillet 2017

Ils jouent des coudes pour arriver au sommet, s’envoient des messages en cas de danger, migrent quand leur environnement ne leur permet plus de survivre et privilégient parfois la solitude à l’esprit de clan : dans ce livre signé d’un forestier allemand, on apprend que les hommes partagent avec les hêtres, les chênes et les sapins de nombreux points communs. Et que la vie dans les sous-bois n’est pas de tout repos : les arbres entretiennent avec le champignon et le pic épeiche des relations passionnelles, le chèvrefeuille des bois est un ennemi au pouvoir d’étranglement aussi redoutable qu’un boa constricteur et le sous-sol est habité par une faune microscopique fort utile mais effrayante.
Pas la moindre petite photo dans ce passionnant ouvrage de vulgarisation. Tant mieux : on a d’autant plus envie de gagner la forêt la plus proche pour aller vérifier si par temps sec le bois crie quand il a soif, tenter de percevoir à la nuit tombée les murmures générés par l’eau présente dans les troncs, ou chercher si sous nos latitudes poussent des arbres dits « ivres »... Des points communs avec l’homme donc mais aussi une différence majeure : les arbres vivent au moins quatre à cinq fois plus longtemps que nous. Un livre qui remet l’être humain à sa juste place ne peut pas être mauvais...

Sully (Clint Eastwood)

note: 5Force tranquille Natha - 15 juillet 2017

Dans ce film, Clint Eastwood rend hommage au commandant Sullenberger dit « Sully », responsable de l’amerrissage du 15 janvier 2009 de l’Airbus A320 dans l’Hudson, à New-York.
Tandis qu’il est célébré en héros par la population, une commission d’enquête est réunie pour décrypter ce choix tellement risqué.
Des scènes impressionnantes : l’avion proche des buildings, le point de vue du personnel de bord et des passagers, l’amerrissage sous des angles différents… associé à l’interprétation toute en humilité de Tom Hanks et d’Aaron Eckhart (son co-pilote) font de ce biopic une très grande réussite.
Tout le talent de Clint Eastwood une nouvelle fois démontré.

On est tous faits de molécules (Susin Nielsen)

note: 4Roman poignant et plein d'humour Smart - 12 juillet 2017

Ce récit à deux voix complétement discordantes est drôle et d’une grande finesse. Des sujets importants sont abordés : l’homosexualité, la précocité, la mort mais le ton invite à la réflexion plutôt qu’à la déprime. Un excellent moment de lecture en perspective !

In excelsis stereo (Gloria)

note: 4G-L-O-R-I-A G. Abitbol - 11 juillet 2017

Tout n'est pas parfait chez les françaises de Gloria (car même si des hommes font aussi partie de ce groupe rassemblé un peu par hasard dans un manoir breton pour célébrer l'amour de la pop 60's, on privilégiera, une fois n'est pas coutume, le genre féminin). Un disque comme "in excelsis stereo", brille ainsi davantage par sa fraicheur rétro que par son originalité, usant un peu tous les poncifs du genre, à grands renforts de guitares fuzz et de trille psychédélique. Mais le trio vocal sait bougrement y faire. Là où des girls groups aussi sympathiques que Vivian Girls ou Habibi ne quittent pas le pré carré d'une pop garage mélancolique, Gloria ose s'affranchir de l'étiquette "indie" pour des morceaux comme "In the mornoing", jolie ballade à la Simon & Garfunkel. Et puis, au détour d’un morceau, on entrevoit parfois une formule magique rare : la simplicité et l’efficacité des productions emblématiques de Phil Spector. Un disque qui séduit et qui surprend par son double niveau de lecture : l'écoute distraite, accès sur la mélodie, comme une écoute plus détaillée, dans laquelle on y trouve de nombreux détails croustillants.

Alors, Alfred ? (Clotilde Bernos)

note: 4Roman junior Smart - 7 juillet 2017

Alfred est un petit garçon rêveur… « toujours à côté du réel, inadapté » d’après sa grand-mère.
Ce roman décrypte les mécanismes qui enferment les membres d’une famille dans des rôles prédéfinis.
« Alors, Alfred ? » aborde le problème de l’influence exercée par une grand-mère intrusive.
La prise de conscience d’Alfred, son ouverture à une autre culture avec des principes éducatifs différents vont l’aider à s’affirmer et à se libérer de l’emprise de cette grand-mère étouffante.
Un bon roman d’apprentissage, bien écrit.

Sons of love (Thomas de Pourquery)

note: 5The genius of De Pourq G. Abitbol - 7 juillet 2017

Voila un jazzman libre comme l'air et osant tout, du projet débridé - déjà au côté du sextet stellaire "Supersonic" - comme "Plays Sun Ra" ("meilleur album" aux Victoires du jazz 2014), à l’album "Broadways" où le voila pousser la chansonnette dans le rôle du crooner habité... Il faut dire que Thomas de Pourquery n'a jamais caché son amour du rock et cette envie de ne pas s'enfermer dans une case, et cela dès son projet DPZ. Le voila donc de retour avec "Sons of love", un album solaire, incandescent même : on y retrouve sous le vernis du jazz de la musique progressive, des racines blues ("Get the money back"), quelques effets électro, un versant pop en résumé au sens premier du mot : populaire, donc accessible. En résulte un jazz formidable, débordant de proposition et d'enthousiasme, réalisé avec brio. BRAVO !

Fairy tale (Helene Zimmer)

note: 1pas terrible ! GLF - 1 juillet 2017

Couple avec trois enfants,elle est vendeuse, il est au chômage.. Ce n'est pas la misère mais ça peut basculer à tout moment. Les dialogues sont vifs, crus..et les scènes du quotidien s'enchaînent agréablement, car tout n'est pas noir dans ce roman. Il y a aussi les soirées copains, la solidarité, l'amour.. Mais la 2ème partie du roman s'enlise, se perd même dans le répétitif sans grand intérêt (les vacances au camping) et surtout dans le pénible tournage de l'émission de téléréalité "Fairy Tale".. Un roman qui ne tient pas ses promesses..

Moderne (Les Jambons)

note: 4Les frères couenne G. Abitbol - 30 juin 2017

Deuxième des trois albums produits par Les Jambons, défunt groupe nantais, "Moderne", sorti en 2000, n'a pas pris une ride. Ça n'est guère étonnant : à l'instar des groupes de chansons roublards et 3e degré auxquels ils font penser immédiatement (Les VRP, Nonnes Troppo, Les Malpolis... voire Odeurs), le style musical est dépouillé, ça swingue... et les textes sont suffisamment bien écrits pour être intemporels. De "Madame Robert", clin d’œil à Nino Ferrer, au "Petit clown ridicule" (qui n'a pas pris une ride non plus, tout juste quelques kilos), voici douze morceaux qui mettent de bonne humeur.

Le Boulevard périphérique (Henry Bauchau)

note: 5 JFP - 28 juin 2017

La varappe et un certain goût du risque, voilà ce qui fut à l’origine de l’amitié liant le narrateur à Stéphane. Une amitié que la guerre va malmener et qui trouvera un prolongement post-mortem avec les confidences que le narrateur reçoit du SS qui fit exécuter son ami et qui éclairent d’un jour nouveau la nature de leur relation. « Le boulevard périphérique » a beau être cerné par la mort et le manque qu’elle crée, il n’est en rien mortifère. La présence de la foi, même discrète, y est peut-être pour quelque chose. Le pouvoir d’imagination du narrateur aussi. « C’est le monde imaginaire qui a mis en mouvement ma vie », confie-t-il. Et de la plus belle des manières, ce monde imaginaire lui fera soustraire l’ami disparu à l’emprise de son bourreau. Ce texte fait de récits de rêves, riche en symboles et en métaphores, est l’œuvre d’un psychanalyste sensible aux paysages, aux phénomènes météorologiques, à la lumière. Le fond, la forme, tout est très beau dans ce livre sur ce type de rencontre qui marque une vie entière, irradiant encore longtemps après qu’elle ait eu lieu.

La 6ème, la pire année de ma vie ! (James Patterson)

note: 5La 6ème,la pire année de ma vie! Mathilde - 28 juin 2017

J'ai beaucoup aimer ce livre qui raconte l'histoire d'un adolescent qui entre en 6ème,et qui est bien décider à enfreindre chaque règle de son collège!

...En Chine (Sascha Hommer)

note: 4Chronique de Chengdu G. Abitbol - 24 juin 2017

Vous avez aimé "Shenzhen" de Guy Delisle ? Sascha Hommer, bédéaste allemand dont voici la 4e BD traduite en français, vous propose, plus de 10 ans après, de découvrir Chengdu, mégalopole chinoise de la province du Sichuan. Avec un parti pris graphique différent, notamment cette façon de représenter les personnages avec des visages "non humains" ou ce personnage principal affublé en permanence d'un masque, c'est un récit très personnel que livre l'auteur, dépassant largement le simple compte rendu de voyage. En témoigne les entractes narratifs récurrents comme cet extrait de "La cité des chats" de Lao She (1932), qui vient rajouter un peu de mystère au tableau déjà brumeux de pollution de la vie quotidienne de nos héros expatriés. Au final, un récit fort plaisant à lire, qui parlera certainement aux personnes ayant déjà voyagé en Chine, et qui donne envie de découvrir le reste de la bibliographie de son auteur.